Enseigner le développement et la santé sexuelle avec confiance

Le développement et la santé sexuelle constituent une composante clé de la santé et du bien-être global qui nous touche tous. Étant donné les différences qui sont présentes chez les élèves relativement aux structures familiales, aux valeurs culturelles et religieuses, aux orientations sexuelles et aux identités de genre, il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un sujet délicat. Cependant, avec un soutien adéquat et une bonne préparation, les enseignants découvriront que l’enseignement du volet Développement et santé sexuelle peut être une expérience très valorisante.

Comme l’explique Petja Taivassalo, enseignant d’éducation physique et santé (ÉPS) à l’école secondaire Langstaff à Richmond Hill en Ontario, « Certains des moments les plus marquants dans ma carrière d’enseignant furent ces conversations ouvertes avec les élèves lors desquelles au début ils étaient figés et avaient l’air perdus ».

De plus, il est essentiel de se sentir à l’aise avec le contenu, non seulement pour que l’expérience soit plus valorisante sur le plan professionnel, mais aussi pour faire une prestation efficace du programme-cadre et préparer les élèves aux choix qu’ils devront faire à l’avenir. Comme le souligne M. Taivassalo, « Les conséquences sont très réelles. Les élèves ont beaucoup plus à perdre que quelques points s’ils ne comprennent pas le contenu. »  

Pourquoi devons-nous enseigner le volet Développement et santé sexuelle efficacement dans nos écoles ?

Le contenu portant sur le développement et la santé sexuelle du programme-cadre d’ÉPS permet non seulement aux élèves d’acquérir les habiletés et les connaissances pouvant les aider à prévenir des situations comme des grossesses non désirées ou des infections transmises sexuellement (ITS), il leur permet également de parvenir à des résultats positifs comme l’entretien de rapports personnels enrichissants et une image corporelle positive.

Plus les élèves ont accès tôt à de l’information appropriée pour leur stade de développement au sujet de leur corps et de la santé sexuelle, plus ils seront susceptibles d’en tirer profit. Les données de l’Enquête sur la santé dans les collectivités de Statistique Canada révèlent que 35 % des jeunes Canadiens ont rapporté avoir eu des relatons sexuelles avant l’âge de 17 ans et 68 %, soit le deux tiers, ont rapporté avoir eu des relations sexuelles avant l’âge de 20 ans. Pour la santé des élèves, il est nécessaire et approprié de leur fournir de l’information sur des sujets comme les ITS et la prévention des grossesses avant que la majorité d’entre eux ne deviennent actifs sexuellement. [i]

Puisqu’ils entretiennent des rapports signifiants et continus avec les élèves, les enseignants de l’Ontario sont bien placés pour faire la prestation d’information exacte, équilibrée et sans parti pris sur la sexualité saine, et il leur en revient de le faire. Comme l’explique Berkha Gupta, coordonnatrice de la communication et de l’éducation et de l’initiative pour les jeunes LGBTQ pour Planned Parenthood Toronto (Planning des naissances), « Si les élèves n’apprennent pas ces choses à l’école, ils ne les apprennent pas ou ils les apprennent de leurs camarades de classe ou sur Internet, et cette information peut parfois être erronée. Google ne doit pas avoir le rôle d’enseigner ce sujet aux jeunes. » Il faut plutôt que les faits soient présentés de façon objective par des enseignants compétents, et que les élèves reçoivent un éventail de renseignements exacts pour les aider à prendre des décisions éclairées selon leurs valeurs personnelles.

Commencez en vous familiarisant avec le programme-cadre et les documents de soutien.

Les enseignants doivent commencer en sachant qu’ils n’ont pas besoin de tout faire par eux-mêmes. Il existe des ressources exhaustives pour les orienter dans leur travail.

Comme le suggère Gérald Pezet, un enseignant à un conseil scolaire catholique francophone en Ontario, « Les enseignants doivent tout d’abord se familiariser avec le nouveau programme-cadre ». Le contenu portant sur le développement et la santé sexuelle du programme-cadre d’ÉPS aborde un éventail de concepts, dont le développement sexuel, la santé reproductive, les choix et la maturité par rapport à la vie sexuelle, le consentement, l’abstinence, la protection, les relations interpersonnelles, l’orientation sexuelle, l’identité de genre, l’affection et le plaisir, l’image corporelle, le rôle assigné à chaque sexe et les attentes qui y sont assignées.[ii] « Bien sûr, ils peuvent également se rendre sur le site Web du Carrefour pédagogique d’Ophea et avoir accès aux plans de leçons afin de ne pas avoir à réinventer la roue, » ajoute M. Pezet.

Ophea a élaboré des unités portant sur le développement et la santé sexuelle qui font partie des Ressources d’appui au programme-cadre d’éducation physique et santé (ÉPS) : 1re à 8e année. Les unités comprennent environ 40 plans de leçons et du matériel de soutien additionnel abordant chacun des éléments du contenu d’apprentissage portant sur le développement et la santé sexuelle du domaine d’étude Vie saine. Selon Heather Gardner, conseillère d’Ophea en matière du programme-cadre, « Les unités renforcent les connaissances, la compréhension et la confiance des enseignants par rapport à l’enseignement de contenus délicats. »

Les enseignants, les administrateurs scolaires et les professionnels de la santé publique peuvent consulter le Guide de soutien à la mise en œuvre pour un survol des unités, des exemples de plans de leçons et de l’information sur le contenu des unités selon l’année d’études.

Ophea a créé pour les enseignants du secondaire une ressource en ligne visant à les aider à enseigner le domaine d’étude Vie saine du programme-cadre d’ÉPS. Le guide Approches à l'enseignement d'une vie saine, faisant partie des Ressources d'ÉPS pour le secondaire, comprend de l’information éclairée reposant sur des données probantes aidant à la mise en œuvre de meilleures pratiques, des stratégies pédagogiques et des exemples d’unités pour chaque année d’études, de la 9e à la 12e année.

Créez un environnement sécurisant sur le plan émotionnel.

Comme l’explique M. Taivassalo, « Tout enseignant sait qu’il faut créer un environnement sécurisant sur le plan émotionnel pour que son enseignement soit efficace et pour que ses élèves apprennent bien. Cela est d’autant plus vrai lorsque l’on discute du développement et de la santé sexuelle. » Il faut tout d’abord établir un rapport avec les élèves afin de créer un environnement sûr et respectueux où l’on peut avoir des discussions ouvertes et franches. « Je ne recommande pas de commencer le trimestre en sautant tête première dans les sujets portant sur le développement et la santé sexuelle », dit M. Taivassalo.

Il est aussi important de comprendre que plus vous êtes à l’aise avec le contenu, plus vos élèves seront susceptibles de l’être aussi. « Des enseignants en formation m’ont déjà dit qu’il n’y a rien de pire que des garçons de 9e année qui discutent de santé sexuelle », dit M. Taivassalo, « mais je leur dis de se souvenir que bien que cela puisse être difficile pour eux, c’est encore pire pour les élèves. Ils ont des questions qu’ils souhaitent poser, mais ne savent pas s’ils peuvent les poser. » Les enseignants peuvent aider à ce que tous se sentent plus à l’aise en établissant des règles de base pour les discussions qui respecteront, protègeront et promouvront les échanges de points de vue personnels.

Il faut également reconnaître que pour certains sujets, vous n’êtes probablement pas la personne avec qui un élève souhaite discuter. « Donnez des options aux élèves, » suggère M. Pezet. « C’est une bonne idée qu’une équipe composée de trois à cinq membres du personnel soit disponible pour répondre aux questions ». Les membres de l’équipe devraient représenter la diversité des élèves (sexe, ethnicité, antécédents, etc.) et s’engager à se rendre disponibles pour répondre aux questions en dehors des heures de classe, lorsqu’un élève pourrait se sentir plus à l’aise de venir leur parler.

Adoptez une approche positive relativement au corps et à la sexualité.

Mme Gupta propose de créer un environnement positif relativement au corps, à la sexualité et aux LGBTQ. Elle souligne, « Il ne s’agit pas de promouvoir les relations sexuelles, mais plutôt de ne pas parler de façon négative de la sexualité. »

Par exemple, Mme Gupta suggère de ne pas donner l’impression que c’est la fin du monde qu’une personne contracte une ITS. « Cela ne fait que contribuer à la stigmatisation. Parlez plutôt de l’importance de la prévention et du dépistage ». Elle met également les enseignants en garde contre la création d’un sentiment de honte relativement à l’activité sexuelle, en soulignant que si les élèves reçoivent le message qu’ils ne devraient pas avoir de relations sexuelles, ils sont moins susceptibles de demander l’aide d’un adulte s’ils sont confrontés à une ITS ou à une grossesse non désirée.

Songez à vos partis pris.

Même les personnes les plus ouvertes d’esprit peuvent avoir des partis pris (préjugés pour ou contre une chose, une personne ou un groupe par rapport à un autre) relativement à ce qu’ils connaissent. En tant qu’enseignant, il est important de prendre le temps de songer à ces partis pris afin de vous assurer de faire la prestation de l’information portant sur le développement et la santé sexuelle de façon équilibrée et inclusive.

« Songez à ce qui vous gêne lorsque vous pensez au développement et à la santé sexuelle. Faites des efforts pour vous renseigner davantage et pour vous sentir plus à l’aise, » dit Mme Gupta. « Si vous n’êtes pas à l’aise par rapport au contenu, vous ne serez peut-être pas en mesure de rendre les élèves à l’aise et de leur transmettre l’information de façon appropriée ».

Créez un environnement d’apprentissage inclusif.

Tous les élèves devraient se reconnaître dans le programme-cadre afin de se sentir motivés et responsabilisés dans leurs apprentissages. Dans un environnement d’apprentissage inclusif, les enseignants sont encouragés à utiliser un langage qui reconnaît les différentes structures familiales et les différences culturelles. De plus, ils devraient employer un langage qui retire la variable du genre et qui parle plutôt des parties du corps et de leurs fonctions. Comme l’explique Mme Gardner, « En employant un langage plus inclusif comme “les corps qui ont” ou “les personnes qui ont”, les enseignants peuvent inclure les personnes transgenres ou intersexuées et toute personne dont le corps ne possède pas certaines parties qui sont souvent associées à leur genre. » Par exemple, plutôt que de dire « les femmes peuvent tomber en enceinte », un enseignant peut dire « les personnes qui ont des ovaires » peuvent tomber enceinte.

 « Ces petits changements dans le langage peuvent créer un environnement inclusif pour ceux qui se questionnent sur leur identité sexuelle et aideront d’autres élèves à penser à ces choses de façon séparée, » ajoute Mme Gupta.

Pour ce qui est du contenu, jusqu’à récemment, l’éducation en matière de santé sexuelle dans les écoles se faisait surtout ou complètement dans un contexte hétérosexuel et avait tendance à négliger les besoins des jeunes LGBTQ (lesbiennes, gais, bisexuels, transgenres, en questionnement). Il est essentiel d’intégrer du contenu abordant les besoins de ces populations dans un contexte général d’éducation en matière de santé sexuelle. Les jeunes LGBTQ, ayant vraisemblablement vécu des expériences d’intimidation, de discrimination et de stigmatisation, demeurent souvent une population invisible dans les écoles. Cependant, les enseignants ne devraient jamais pour autant présumer qu’ils ne sont pas présents. Il est également important de reconnaître et de répondre aux besoins d’élèves provenant de familles et de structures familiales différentes, de différents genres et de diverses identités fondées sur le genre (identités sexuelles), de différentes orientations sexuelles, et de différents types de relations et de structures de relations.

L’environnement d’apprentissage doit être un espace sécuritaire, équitable et respectueux pour tous. Il faut donc tenir compte des besoins particuliers des élèves ayant des déficiences physiques et intellectuelles et adapter le matériel/contenu en conséquence. Si un enseignant ne sait pas comment adapter son enseignement, il peut consulter des ressources pour obtenir du soutien. Les unités d’Ophea portant sur le développement et la santé sexuelle sont un excellent point de départ. « Elles fournissent des exemples de questions précises que vous pouvez utiliser ainsi que des stratégies pour vous aider à créer un environnement inclusif, » dit M. Pezet.

Les parents sont vos partenaires dans l’éducation.

Bien que la majorité des parents appuient l’éducation en matière de santé sexuelle dans les écoles[iii], la publication du contenu révisé portant sur le développement et la santé sexuelle a tout de même soulevé des controverses. Comme l’explique Mme Gupta, « Il y a beaucoup d’information erronée au sujet du programme-cadre. » On devrait demander aux parents qui ont des préoccupations de consulter le site Web du gouvernement de l’Ontario relativement à l’éducation sexuelle en Ontario pour obtenir de l’information exacte au sujet du contenu du programme-cadre pour chaque année d’études.

Rebecca Richardson[iv], responsable du programme d’enseignement d’ÉPS et de sécurité pour le secondaire au Halton District School Board, suggère de rencontrer les parents préoccupés. « Soyez prêt à écouter et n’oubliez pas que les parents ont à cœur le bien de leur enfant ».

Mme Gupta souligne également qu’il peut être utile de rappeler aux parents que bien que le système scolaire ait pour mission d’enseigner les connaissances, il leur en revient d’inculquer des valeurs (p. ex., comment les élèves se perçoivent et perçoivent les relations amoureuses) à leurs enfants. De plus, l’enseignement du contenu portant sur le développement et la santé sexuelle peut offrir aux parents une formidable occasion d’aborder le sujet avec leurs enfants et de renforcer ces valeurs.

Si un parent demande toujours que son enfant soit exempté d’une partie ou de l’ensemble de l’enseignement portant sur le développement et la santé sexuelle, consultez les lignes directrices de votre conseil scolaire sur les accommodements. « Continuez à tenir la direction de votre école informée et demandez du soutien et des conseils au cours du cheminement, » dit Mme Richardson.

Demandez du soutien.

Lorsqu’il s’agit du développement et de la santé sexuelle, il y a beaucoup d’information, et il ne faut pas s’attendre à ce qu’un enseignant ait toutes les réponses. « Ne croyez pas que vous devez répondre aux questions d’un élève sur-le-champ », explique Mme Richardson. Dites-leur, « Je vais me renseigner » ou bien « Regardons cela ensemble », ajoute M. Taivassalo.

Pour trouver des réponses, différentes ressources, imprimées ou en ligne, sont disponibles. Par exemple, les enseignants peuvent consulter les sites Web de Planned Parenthood Toronto (pour des fiches-info en anglais), Masexualité.ca, ÉduSource et Sex Information & Education Council of Canada (SIECCAN). Vous pouvez également conseiller aux élèves de consulter des ressources (en anglais) comme le Teen Health Source ou le LGBTQ youthline (un service permettant aux jeunes de clavarder, de texter ou d’envoyer un courriel pour poser des questions). Mme Gardner donne le conseil suivant : « Lorsque vous regardez de l’information avec les élèves ou que vous leur transmettez des renseignements, assurez-vous que le contenu est approprié pour les élèves et qu’il respecte le programme-cadre. »

On peut demander des conseils à des experts ou leur demander de venir en classe pour aider à enseigner une leçon. Il peut y avoir des experts à l’école. Mme Richardson suggère aux enseignants de trouver des occasions pour planifier et enseigner avec un mentor ou un collègue de leur école.

« Le Service de santé de la région de York nous a apporté une aide immense, » dit M. Taivassalo, qui suggère aux enseignants de contacter le bureau de santé publique de leur région. « Il est parfois très utile d’apporter du sang neuf et d’avoir le soutien d’une personne qui a plus de connaissances sur le sujet ».

On encourage les enseignants de l’Ontario à consulter les ressources d’Ophea mentionnées précédemment dans cet article. Les enseignants de l’élémentaire peuvent regarder les enregistrements de webinaires pour les aider à mettre en œuvre le contenu portant sur le développement et la santé sexuelle du programme-cadre pour l’élémentaire et les plans de leçons d’Ophea. Les enseignants du secondaire peuvent consulter le guide Approches pour l’enseignement d’une vie saine faisant partie des Ressources d’ÉPS pour le secondaire afin de les aider dans l’enseignement du domaine d’étude Vie saine du programme-cadre d’éducation physique et santé (ÉPS) de 2015. Les enseignants peuvent également consulter les vidéos de la ressource Il s’agit d’ÉPS mettant en vedette des élèves faisant part de l’importance d’un enseignement de qualité dans un environnement d’apprentissage accueillant et inclusif. Pour des consultations, veuillez contacter le personnel d’Ophea en faisant parvenir un courriel à curriculum@ophea.net.

Donnez aux élèves les outils dont ils ont besoin pour prendre des décisions saines.

Selon les Lignes directrices canadiennes pour l’éducation en matière de santé sexuelle (2008) de l’Agence de la santé publique du Canada, une éducation en matière de santé sexuelle devrait être offerte à tous et devrait être adaptée à l’âge, tenir compte des antécédents culturels et respecter les droits d’une personne de faire des choix éclairés au sujet de sa santé sexuelle et reproductive. [v]

Comme le dit Mme Gupta, « L’enseignement du développement et de la santé sexuelle ne mènera pas les élèves à avoir des relations sexuelles. » Elle souligne que les études montrent que les programmes d’éducation en matière de santé sexuelle contribuent à faire diminuer l’activité sexuelle chez les adolescents. « Cela signifie que les élèves se sentiront préparés et qu’ils seront en mesure de prendre des décisions saines les concernant. Cette décision peut être qu’ils ne souhaitent pas avoir de relations sexuelles pour le moment. Ils pourraient aussi être en mesure d’aider un ami ou une amie, ou de faire valoir leurs choix, quels qu’ils soient, s’ils ont appris au sujet du consentement ».

En tant qu’enseignants attentifs, c’est à nous de présenter les faits d’une manière ouverte, franche, inclusive et sans porter de jugement. Plus nous sommes à l’aise à le faire, plus les élèves seront à l’aise lorsqu’ils apprennent les faits maintenant et lorsqu’ils utiliseront cet apprentissage au cours de leur vie pour prendre des décisions saines.

[i] SIECCAN. (2015). Éducation en matière de santé sexuelle à l’école : Foire aux questions – Édition 2015 de l’Ontario. http://sieccan.org/wp/wp-content/uploads/2015/08/SIECCAN-QA-Sexual-health-education-in-the-schools-2015-Ontario_French.pdf

[ii] Ministère de l’Éducation de l’Ontario. (2015). Adapté du document Le curriculum de l’Ontario de la 1re à la 8e année : Éducation physique et santé, 2015 (révisé) 

[iii] SIECCAN. (2015). Éducation en matière de santé sexuelle à l’école : Foire aux questions – Édition 2015 de l’Ontario. http://sieccan.org/wp/wp-content/uploads/2015/08/SIECCAN-QA-Sexual-health-education-in-the-schools-2015-Ontario_French.pdf

[iv] Les citations et les idées de Rebecca Richardson furent créées en collaboration avec Dave Inglis (Thames Valley District School Board) et Nicki Keeliside (Toronto District School Board).

[v] SIECCAN. (2015). Éducation en matière de santé sexuelle à l’école : Foire aux questions – Édition 2015 de l’Ontario. http://sieccan.org/wp/wp-content/uploads/2015/08/SIECCAN-QA-Sexual-health-education-in-the-schools-2015-Ontario_French.pdf