Un grand bravo pour les écoles saines de l’Ontario !

La Certification écoles saines d’Ophea permet à tous de se réunir dans le but d’améliorer la santé de la communauté scolaire.

Hip hip hip hourra ! En cette fin d’année scolaire, la Certification écoles saines tire de nouveau à sa fin et l’heure est à la fête pour bien des raisons.

Cette année, 174 écoles, représentant 41 conseils scolaires de l’Ontario, ont obtenu la certification de niveau or, argent ou bronze. Le niveau d’engagement des élèves a de loin dépassé les attentes, certaines écoles ayant plus de 40 élèves s’impliquant au sein de leur équipe scolaire pour une école saine. Cependant, ce qui est peut-être le plus important, c’est que toutes les écoles participantes possèdent maintenant un cadre de travail et du précieux soutien pour les aider à axer leurs efforts, et les effets bénéfiques, y compris des environnements scolaires plus sains, plus sécuritaires et plus inclusifs ainsi que l’amélioration de l’apprentissage et du bien-être des élèves, se feront vraisemblablement sentir au cours des années à venir.

La certification est une approche efficace pour améliorer la santé et le bien-être des élèves.

Ophea travaille depuis plus d’une dizaine d’années avec des partenaires provinciaux, des conseils scolaires et des bureaux de santé publique dans le but de promouvoir l’approche Écoles saines. Cependant, la Certification écoles saines d’Ophea, qui fut lancée en septembre 2015, vise à améliorer la capacité des communautés scolaires dans ce domaine tout en fêtant et reconnaissant de façon formelle les efforts déployés  travers la province.

Comme l’explique Margaret Good, consultante d’Ophea pour les écoles et les communautés saines, « Ce fut une expérience formidable de voir la façon dont les écoles font la mise en œuvre du processus en six étapes pour des écoles saines dans le but d’améliorer et de promouvoir la santé et le bien-être, et de reconnaître de façon formelle des écoles pour leurs réalisations ». Les six étapes du processus sont les suivantes :

Étape 1 : Créer votre équipe scolaire

Étape 2 : Évaluer les besoins et les atouts de votre communauté scolaire

Étape 3 : Déterminer votre sujet de santé prioritaire

Étape 4 : Élaborer votre plan d’action

Étape 5 : Passer à l’action et suivre les progrès

Étape 6 :Fêter et effectuer une réflexion

En effectuant l’ensemble du processus en six étapes au cours de l’année scolaire, les écoles inscrites ont amassé des points et elles peuvent faire une demande afin d’obtenir la certification de niveau or, argent ou bronze. Puisque la Certification écoles saines repose sur la capacité d’une école à suivre et à mener à terme le processus et non sur le type ou le nombre d’activités, le processus peut s’adapter aux besoins de chaque communauté scolaire et il met l’accent sur la création d’un engagement durable à être une école saine.

Qu’est-ce que les écoles ont retiré de leur participation à la certification ?

« C’est un sujet qui me passionne depuis des années », dit Victor Kass, un enseignant en éducation physique et santé (ÉPS) au Louise Arbour Secondary School à Brampton. « Je ne savais tout simplement pas comment aborder le sujet, comment tout mettre en place. Quand j’ai entendu parler de la Certification écoles saines d’Ophea, une lumière s’est allumée dans ma tête. C’était ce que je recherchais. Ce que j’aime avant tout, c’est que le processus est rassembleur et qu’il établit des liens entre les divers domaines, tant au sein de l’école qu’à l’extérieur de celle-ci».

Lorsqu’elles s’inscrivent à la Certification écoles saines, les écoles ont accès à un processus en ligne détaillé, à des outils et à du soutien pour stimuler l’engagement des élèves, du personnel et de la communauté. Comme l’explique Reid Linforth, enseignant de français langue seconde et responsable en matière d’écoles saines et de milieux de travail sains au Unionville Meadows Public School à Markham, « Même si une communauté scolaire a déjà entrepris la démarche, ces étapes peuvent les aider à déterminer ce qu’elle a manqué et ce qu’elle peut ajouter à ses programmes et à son plan ».

Les partenariats communautaires sont un autre élément important du processus, et l’impact de l’établissement de ces relations mutuellement avantageuses peut avoir une grande portée. « Il s’agit vraiment de rassembler des membres importants de la communauté plutôt que de simplement réunir les élèves et les enseignants », ajoute M. Kass.

La Certification écoles saines établit des liens avec les priorités du ministère de l’Éducation. 

« C’est formidable que le gouvernement ait choisi de faire de la santé et du bien-être des élèves l’un des principaux objectifs en éducation », dit Mme Good, en faisant référence au document Les fondements d’une école saine (le document du ministère de l’Éducation qui fut conçu afin de favoriser un environnement d’apprentissage qui promeut et soutient le bien-être des élèves, l’un des quatre principaux objectifs du document Atteindre l’excellence faisant part de la vision renouvelée de l’éducation en Ontario). Le bien-être des élèves est également au cœur du document de discussion du ministère Stratégie ontarienne pour le bien-être en milieu scolaire.

Afin d’aider les écoles à aborder les sujets prioritaires énoncés dans ces documents, chacune des six étapes de la Certification écoles saines d’Ophea s’aligne avec Les fondements d’une école saine.

Comme le souligne Mme Good, « L’engagement des élèves est l’un des cinq volets du cadre Les fondements d’une école saine, sujet sur lequel l’accent est mis tout au long du processus de la Certification écoles saines. Plutôt que de simplement faire une activité, les écoles qui suivent le processus cherchent des façons d’amener les élèves à participer. Le processus encourage les écoles à créer une équipe composée d’une forte représentation d’élèves et elles se voient décerner des points additionnels si les élèves ont un rôle de premier plan ».

De même, les quatre autres volets contribuant à une école saine sont abordés dans le cadre de la certification. Il s’agit des volets suivants : Curriculum, enseignement et apprentissage ; Leadership au sein de l’école et de la salle de classe ; Environnement physique et milieu social ; et bien sûr, Alliance famille-école, partenariats et développement communautaire.

« La Certification écoles saines d’Ophea s’applique au programme-cadre, mais sa portée s’étend également dans la communauté », explique Hardev Sohi, une infirmière de santé publique au Bureau de santé de la région de Peel, qui a appuyé plusieurs écoles dans le processus au cours de l’année scolaire 2015-2016. « Cela contribue à la création d’écoles sécuritaires et de communautés paisibles ».

Le programme soutient l’apprentissage des élèves dans le programme-cadre d’ÉPS.

En établissant des relations avec des partenaires communautaires, les écoles sont également en mesure d’aborder le premier principe fondamental sur lequel repose le programme-cadre d’ÉPS : La mise en œuvre des programmes d’éducation physique et santé est plus efficace quand elle a lieu dans le contexte d’une école saine et quand l’apprentissage est appuyé par le personnel enseignant, les parents et la communauté. Pour en apprendre davantage au sujet des principes fondamentaux sur lesquels repose le programme-cadre d’ÉPS, rendez-vous au site Web d’Ophea. Vous pourrez y consulter les vidéos et les affiches de la ressource Il s’agit d’ÉPS qui fournissent des renseignements utiles sur chaque principe.

Dans le cadre de son travail avec les écoles, Mme Sohi a pu constater que lorsque les écoles effectuent un premier pas et sollicitent des partenaires communautaires, l’impact sur la communauté scolaire est important. « Cela aide les écoles à renforcer leur capacité et à réaliser qu’en travaillant ensemble, ils pourront réaliser plus de choses et ils auront plus de ressources sur lesquelles s’appuyer ».

Qui plus est, lorsque les écoles collaborent avec les parents et des partenaires communautaires, les élèves peuvent observer dans leur communauté les leçons qu’ils apprennent au sujet d’une vie saine (y compris l’activité physique, la saine alimentation, la consommation de substances nocives pour la santé, la prévention de blessures, et la croissance et le développement). Cela a pour effet de consolider et d’amplifier leur apprentissage dans la salle de classe et lorsqu’ils sont dans la communauté.

La Certification écoles saines aide les écoles à mieux cibler leurs efforts et à maximiser leur impact.

Grâce à la Certification écoles saines d’Ophea, les écoles peuvent mieux cibler leurs efforts et préciser leurs objectifs, ce qu’elles n’étaient pas autant en mesure de faire auparavant.

Lors de la deuxième étape (après la création d’une équipe représentant la communauté scolaire), les écoles commencent à évaluer leurs besoins et leurs atouts. Elles peuvent ensuite déterminer un sujet de santé prioritaire lors de la troisième étape. Les écoles peuvent choisir l’un des six sujets de santé abordés dans le programme-cadre d’ÉPS : activité physique, alimentation saine, sécurité personnelle/prévention des blessures, croissance/développement, santé mentale, ou toxicomanie, dépendances et comportements connexes.

« Cela nous a permis de mieux concentrer nos efforts », explique Kerry Carlyle, directrice adjointe au Little Falls Public School à St. Marys. Son école a choisi la santé mentale. « Nous avons pu approfondir et cibler nos efforts sur un sujet en particulier, ce qui a eu des effets sur tous les autres aspects de notre école saine ». 

Une excellente façon de susciter de l’enthousiasme et la participation est de donner l’occasion à l’ensemble de l’équipe, en tenant compte de la rétroaction de l’ensemble de la communauté scolaire, de choisir le sujet de santé.

« Les enseignants souhaitent toujours améliorer le bien-être et l’engagement des élèves, mais nous avons tous des idées différentes sur la façon de le faire », dit M. Linforth. « Le fait que plusieurs enseignants aient participé au processus de sélection nous a permis de limiter la portée de nos efforts et de mieux préciser nos intentions ».

À l’école où travaille M. Linforth, le processus de sélection a également donné l’occasion à des élèves d’assumer un rôle de premier plan et de créer et de distribuer un sondage afin de recueillir la rétroaction de leurs pairs de toutes les années d’études. « Lorsque les élèves s’impliquent dans le processus de sélection plutôt que de se voir imposer un choix, ils s’engagent davantage et il est donc probable que les activités et les plans soient beaucoup plus efficaces », dit-il.

Bien entendu, le fait d’avoir un sujet de santé prioritaire ne signifie pas qu’il faut restreindre les activités de sorte qu’elles n’abordent que ce sujet. Au contraire, il peut s’agir d’une formidable façon de montrer aux élèves à quel point les sujets de santé sont interdépendants. « Dans une école du nord de la province où l’on enseigne de la maternelle à la 6e année, le sujet de santé prioritaire était la santé mentale », raconte Mme Good. « Ils ont organisé l’activité Bien se sentir pour être bien. Des élèves de 6e année ont mené des activités montrant comment gérer le stress ». Ces activités ont abordé des sujets comme l’activité physique, la saine alimentation et plus encore. « Il y avait un centre de yoga, un mur d’art et ils ont servi des boissons frappées, des “smoothies”. Ils ont réussi à intégrer tous ces aspects ».

En faisant preuve d’imagination et d’initiative, il se passera certainement des choses formidables!

Le plaisir commence lorsque le sujet de santé prioritaire a été choisi. L’équipe scolaire responsable des activités pour une école saine élabore un plan d’action, passe à l’action et effectue un suivi des progrès en cours de route.

Au Unionville Meadows Public School, les élèves ont assumé un rôle de premier plan lors de la planification des activités. « L’une des initiatives qui m’a le plus emballé fut le carnaval », raconte M. Linforth, en faisant référence à leur adaptation du festival d’hiver franco-canadien. « Un groupe composé de onze élèves de 7e année a organisé une journée complète d’activités à l’extérieur pour les élèves de la 1re à la 5e année. À l’exception de quelques difficultés causées par les conditions météorologiques, ce fut un succès sur toute la ligne et presque tout a été organisé par les élèves ».

Un groupe d’élèves de 4e année à l’école a également mené un atelier sur la nutrition pour les élèves du jardin d’enfants. Ils leur ont montré comment faire des smoothies. De plus, un groupe d’élèves de 5e année a mis sur pied le programme « Je marche les mercredis ». Les élèves ont contacté une entreprise locale se spécialisant dans l’impression personnalisée pour lui demander si elle pourrait leur donner des autocollants sur lesquels y était inscrit « J’♥ marcher ». « Les élèves de 5e année arrivaient tôt les mercredis pour distribuer les autocollants aux élèves qui avaient marché pour se rendre à l’école », explique M. Linforth. « C’était leur idée et leur initiative du début à la fin ».

Du côté du Louise Arbour Secondary School, un des moments ayant suscité le plus de fierté fut la tenue d’une « Soirée olympique » au Brampton Soccer Centre. L’école a collaboré avec les Services des parcs et des loisirs de la ville et 20 élèves bénévoles ont été formés pour organiser l’évènement. Certains de ces élèves ont accueilli des membres de la communauté à l’entrée, d’autres ont mené les activités aux différentes stations (des activités inspirées d’épreuves olympiques), tandis que d’autres circulaient avec un sondage afin de recueillir la rétroaction des participants. « Le plaisir que nous avons eu et le nombre de personnes qui sont venues à la soirée en ont fait une expérience tellement enrichissante », raconte M. Kass.

Entre temps, au Little Falls Public School, la communauté scolaire a travaillé dans le but de recueillir de l’argent afin de créer un espace de bien-être que l’on nommera « Le nid » afin de soutenir leur sujet de santé prioritaire, la santé mentale. « Il y aura un espace pour faire de la méditation, des sièges confortables et de l’éclairage apaisant. Nous collaborons avec un thérapeute afin de déterminer ce qui serait le mieux à mettre dans cet espace », explique Mme Carlyle. 

Afin d’atteindre son objectif, l’école a également organisé des activités promouvant l’activité physique en établissant un partenariat avec l’équipe de hockey junior, les Lincolns de St. Mary’s. Ils ont commencé en organisant un tournoi de hockey de ruelle lors duquel des membres de l’équipe sont venus agir en tant qu’arbitres. Le partenariat s’est soldé en la participation des élèves à des activités lors d’un match important de l’équipe. « Le plan avait comme objectif de se faire entendre dans la communauté et d’utiliser cette plateforme pour mettre fin à la stigmatisation associée à la maladie mentale », raconte Mme Carlyle. Les enfants ont fabriqué des pancartes sur lesquelles y étaient inscrits à l’arrière des slogans positifs au sujet de la santé mentale ; ils les levaient chaque fois que l’équipe marquait un but pour que tous les voient. « Un nombre record de personnes ont assisté au match de l’équipe », ajoute Mme Carlyle. L’équipe de hockey a versé 50 % des revenus issus de la vente de billets à l’initiative de l’école visant à créer un espace de bien-être ; le reste des fonds sont provenus d’une subvention pour favoriser la santé mentale et le bien-être que l’école s’est vu octroyer récemment.

Mme Carlyle n’oubliera jamais la journée où elle a annoncé aux élèves qu’ils avaient amassé suffisamment de fonds pour construire « Le nid ». « Ils étaient gonflés à bloc. Lorsque vous pouvez inspirer les élèves et leur faire comprendre qu’ils peuvent faire une telle différence, ces journées-là sont de bonnes journées », dit-elle en riant.

Comment pouvez-vous participer?

Les enseignants ou les administrateurs qui souhaitent participer à la Certification écoles saines d’Ophea devraient commencer par consulter le Guide pour la Certification écoles saines d'Ophea qui se trouve dans la section portant sur la Certification écoles saines du site Web d’Ophea. Bien que le guide sera mis à jour selon la rétroaction obtenue en 2016-2017, il fournit une idée d’ensemble de ce en quoi consiste le processus de certification. Les inscriptions pour l’année scolaire 2017-2018 seront acceptées à partir du mardi 5 septembre 2017.

« Je recommande à toutes les écoles de l’Ontario d’effectuer le processus », dit Mme Carlyle. « Plusieurs écoles accomplissent déjà beaucoup de choses formidables, mais ce cadre de travail permet de faire des rapprochements avec l’idée d’ensemble qui est préconisée ».

« À première vue, il peut sembler que cela nécessitera beaucoup de travail additionnel, » dit M. Linforth, « mais des ressources et des outils sont offerts qui ne le seraient pas autrement, ou du moins, pas tous au même endroit. » Il raconte également qu’en plus d’aider son école à établir des contacts avec la communauté qui l’entoure, la démarche leur a permis d’établir des liens avec une communauté d’écoles d’à travers la province. « Toutes les écoles prenant part à la Certification écoles saines participent à une conversation, que ce soit directement ou indirectement, » explique M. Linforth. De même, les écoles qui s’inscrivent peuvent compter sur Ophea pour être un de leurs partenaires communautaires. Comme l’explique Mme Carlyle, « Ophea est toujours présent pour nous aider et nous rappeler ce que nous devons faire, en plus de nous encourager dans nos efforts. »

« Il est important de rappeler qu’Ophea continue d’aider toutes les écoles à créer un environnement scolaire sain qui favorise le bien-être des élèves et du personnel. La certification s’adresse aux écoles qui souhaitent y consacrer des efforts additionnels et qui apprécient le cadre que fournit le processus, » souligne Mme Good.

Il est essentiel de fêter et d’assurer la durabilité.

La dernière étape du processus (effectuer une réflexion et fêter) est l’une des plus importantes afin d’assurer un succès durable, et bien qu’elles souhaitent toutes fêter l’obtention de la certification or, argent ou bronze, les écoles participantes reconnaissent que l’enjeu est bien plus grand. « Il faut s’assurer de mettre en place un processus qui continuera d’année en année », explique M. Linforth.

La véritable récompense, c’est la création d’une culture au sein de la communauté scolaire qui valorise la santé des élèves. « Cela promeut une approche globale de l’apprentissage et c’est cette façon de penser à long terme qui est vraiment mise de l’avant lorsque les écoles utilisent l’approche Écoles saines, » ajoute Mme Sohi.

Après tout, les élèves qui grandissent dans des écoles et des communautés dans lesquelles la santé et le bien-être sont valorisés sont plus susceptibles d’adopter ces valeurs tout au long de leur vie, créant ainsi des communautés plus saines pour eux et pour la génération qui les suivra. Et pour ça, un grand bravo à tous !